PARIS DRAG QUEENS (gender series)

MOTHERS AND DAUGHTERS

 

In New York at the end of the 80s, the film "Paris is burning" documents the queer culture of ballrooms where competing Drags houses, mainly from disadvantaged African-American and Latino backgrounds, compete against dancefloors. At the head of each of these "families" is a mother (a man) who acts as pygmalion. This golden age of voguing marks the beginning of the drag queen culture. This tradition of mothers will then develop and spread in many other cities where drag queen scenes will become important: San Francisco, London, Dallas, etc ... Today in Paris, the new Drag Queen scene reactivates this tradition with the emergence of a diversity of mother mothers flanked by their daughters. Isabelle Grosse invited duets mother-daughter in her studio: they pose together and evoke in their common gesture the link that connects them. This very formal approach of the studio is lined with a collection of interviews where the drag queens are told. Beyond these mother-daughter duets, some drags have also declared sisters even though they have no mother drag. This semantics of the family reflects the need to find each other, to support each other in a Parisian scene that takes on an astonishing scale and which has also become very competitive. It reflects the great vivacity of the current Parisian scene Drag Queen. All interviews and photographs form the project. 

 

Dans le New York de la fin des années 80, le film « Paris is burning » documente la culture queer des ballrooms où s’affrontaient autour des pistes de danse les maisons Drags concurrentes issues principalement de milieux afro-américains et latinos défavorisés. A la tête de chacune de ces « familles » trône une mère (un homme) qui fait office de pygmalion. Cet âge d’or du voguing marque le début de la culture drag queen. Cette tradition des mères va dès lors se développer et se diffuser dans bien d’autres villes où les scènes drag queen deviendront importantes : à San Franciso, Londres, Dallas, etc…  Aujourd’hui à Paris, la nouvelle scène Drag Queen réactive cette tradition avec l’apparition d’une diversité de mères drag flanquées de leurs filles.  Isabelle Grosse est allée à leur rencontre et a convié des duos mère-fille dans son studio : elles posent ensemble et évoquent dans leur gestuelle commune le lien qui les relie. Cette approche très formelle du studio est doublée d’un recueil d’interviews où les drag queens se racontent. Au-delà de ces liens mère-fille, certaines drags se sont d’ailleurs déclarées soeurs alors même qu’elles n’ont pas de mère drag. Cette sémantique de la famille traduit le besoin de se retrouver, de s’épauler entre proches dans une scène parisienne qui prend une étonnante ampleur et qui devint aussi très compétitive. Elle traduit la grande vivacité de la scène parisienne actuelle Drag Queen. L’ensemble des interviews et photographies forment le projet. 

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

Mariska and Nomai met each other in Paris 5 years ago when they started doing Drag Queen . Since this time, they call each other "my sister". They are now considered as divas. Mariska is the Star of Coco-Cola Campaign « 100 ans ensemble » and Nomai performs around the world collaborating with artists. 

Mariska et Nomai se sont rencontrés à Paris il y a 5 ans, quand elles ont commencé à faire du Drag. Elles s'appellent mutuellement "ma soeur" et sont maintenant considérées comme des divas à Paris. Mariska est la star de la campagne de Coco-Cola « 100 ans ensemble » et Nomai se produit dans le monde entier en collaborant avec des artistes.

INDIVIDUAL PORTRAITS

 

Identity : Antoine Seguin 2017 / Credits site : Isabelle Grosse